Musique et Contemplation en Brenne
24 juillet - 26 juillet
Festival de Jaugette 2026 - Musique et contemplation
Si tout le monde connait Franz Schubert, ne serait-ce que de nom, si ce n’est par ses notes, Sofia Goubaïdoulina reste plus confidentielle. Or cette dernière, compositrice russe (tatar) majeure de la musique contemporaine, est reconnue pour ses œuvres profondément spirituelles, son langage sonore très personnel et un usage novateur des timbres et des instruments.
Par-delà les époques et les langages, les œuvres de Franz Schubert et Sofia Goubaïdoulina se répondent dans une même quête de l’essentiel : celle de la couleur sonore, du silence habité et d’une méditation profonde sur la condition humaine. Leur musique, d’une intensité intérieure rare, invite l’auditeur à une véritable expérience de contemplation.
Associer Franz Schubert et Sofia Goubaïdoulina et en faire le fil rouge de l’édition 2026 du Festival de Jaugette c’est faire écho a cette envie inspirante de relier musique, contemplation, nature et arts visuels pour offrir un supplément de poésie à ce moment musical.
À l’exception du concert du samedi soir, chaque programme fera entendre un dialogue subtil entre ces deux univers. Musique de chambre instrumentale et vocale, récital de piano, sieste musicale autour du Handpan (instrument aux résonances méditatives ) accompagnée des improvisations d’une artiste peintre iranienne, séances de yoga et de méditation dans le parc du Château de Charnizay, promenades et découvertes des étangs de la Brenne : autant de moments pensés comme des respirations sensibles, offrant au public une immersion dans un univers de sérénité, d’écoute et de présence au monde.
Ce festival souhaite ainsi redonner à la musique sa dimension première : un art de l’intériorité, du partage et de l’éveil des sens. C’est une expérience artistique rare, intime et profondément apaisante qui vous est proposée.
QUATUOR PSOPHOS
Goubaidulina – Quatuors n°2 et n°4 Schubert – Quintette à cordes en Ut Majeur D956
Le quatuor à cordes Psophos interprétera deux quatuors rares et contrastés de Sofia Gubaidulina, puis il sera rejoint par Christophe Roy pour interpréter le célèbre quintette à deux violoncelles de Schubert. Quatre mouvements denses vont s’enchainer, où Schubert réalise l’équilibre entre la finesse du détail et l’architecture solide de l’ensemble.
Psophos est un mot grec qui désigne la matière sonore, le bruit dans son état premier, à l’origine du son. Fondé en 1997 au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon, ce quatuor à cordes comprenant Mathilde Borsarello Herrmann, Bleuenn Le Maitre, Cécile Grassi et Guillaume Martigné se perfectionne ensuite auprès du Quatuor Ysaÿe, puis, sous l’égide de Walter Levin à Bâle, enrichit ses connaissances. Il obtient de nombreux prix internationaux à Osaka, Florence, Londres, jusqu’au 1er Grand Prix du Concours international de Quatuor à cordes de Bordeaux en 2001. Il est aussi le premier quatuor français sélectionné par la prestigieuse New Generation Artist de la BBC à Londres et il est nommé en 2005 aux Victoires de la musique. Il est alors invité à se produire dans des salles prestigieuses telles que le Concertgebouw d’Amsterdam, le Wigmore Hall à Londres, le Mozarteum de Salzbourg. Psophos poursuit désormais une carrière internationale remarquable.
Psophos interprétera deux quatuors rares et contrastés de Sofia Gubaidulina. L’écriture de cette grande compositrice est idéale pour les instruments à cordes, très expressive et parfois inattendue. Le violoncelliste Christophe Roy rejoindra ensuite le quatuor pour interpréter le célèbre quintette à deux violoncelles de Schubert, incontestablement l’un des plus grands chef-d’œuvre de toute la musique de chambre. La présence de ce deuxième violoncelle dotera l’ensemble d’une sonorité plus grave et plus riche. Quatre mouvements denses vont s’enchainer où Schubert réalise l’équilibre entre la finesse du détail et l’architecture solide de l’ensemble. Et dire que Schubert ne l’a probablement jamais entendu !
Arthur Rubinstein dira de ce deuxième mouvement Adagio que c’est la musique des anges !
Concert QUATUOR PSOPHOS
Goubaidulina – Quatuors n°2 et n°4
Schubert – Quintette à cordes en Ut Majeur D956
Concert musique de chambre – Le mariage de l’accordéon et du violoncelle
Goubaidulina – De Profundis, Rejoice, Schubert – Silenzio Sonate Arpeggione
CHRISTOPHE ROY – SOPHIA REDKO – Pascal Contet – IRINA KATAEVA Aimard
Goubaidulina – De Profundis, Rejoice, Schubert – Silenzio Sonate Arpeggione
Sofia Gubaidulina est l’une des compositrices qui a le mieux écrit pour l’accordéon. La couleur si touchante de cet instrument apporte une proximité bouleversante à la musique de Sofia Goubaïdulina. CHRISTOPHE ROY au violoncelle, Sophia Redko au violon, Pascal Contet à l’accordéon et Irina Kataeva Aimard interpréteront De Profundis et Rejoice de Sofia Gubaidulina puis Silenzio et la Sonate Arpeggione de Schubert.
Dans les grandes traditions musicales russes, l’accordéon occupe une place privilégiée depuis plus d’un siècle. Les musiciens tsiganes et juifs ont su l’intégrer à leur manière, tout autant dans la musique populaire, que dans la musique classique. Sofia Gubaidulina est l’une des compositrices qui a le mieux écrit pour cet instrument. La couleur si touchante de l’accordéon, ici joué par Pascal Contet, apporte une proximité très bouleversante à la musique de Sofia Goubaïdulina.
La sonate Arpeggione de Schubert clôturera ce magnifique programme. Un Arpeggione est un instrument à six cordes frottées, joué avec un archet et accordé comme une guitare. D’ailleurs son autre nom est « Guitare-violoncelle » ou encore « guitare d’amour » (référence au hautbois d’amour). Pas de pique, il doit donc être tenu entre les genoux. Inventé en 1823 par un Autrichien, cet instrument n’aura pas beaucoup de succès. La sonate de Schubert est en trois mouvements, composée à la fin de sa vie dans un romantisme prégnant.
Concert musique de chambre – Le mariage de l’accordéon et du violoncelle
CHRISTOPHE ROY – SOPHIA REDKO – PASCAL CONTET – IRINA KATAEVA
Goubaidulina – De Profundis, Rejoice, Silenzio | Schubert – Sonate Arpeggione
RÉCITAL VOIX ET PIANO FRANCK LUNION - IRINA KATAEVA
Schubert – Winterreise (24 lieder)
Franck Lunion et Irina Kataeva Aimard interprètent le voyage d’hiver de Schubert, un cycle de 24 lieder considéré par beaucoup comme l’une des œuvres les plus bouleversantes de Schubert et un sommet du lied romantique.
Le voyage d’hiver (Winterreise) est un cycle de 24 lieder composé par Franz Schubert en 1827 sur des poèmes de Wilhelm Müller. Le cycle raconte l’errance d’un jeune homme qui, après un amour déçu, traverse un paysage d’hiver de plus en plus désolé. Le voyage extérieur reflète un désespoir intérieur : solitude, mémoire, perte, attente, et impression d’aller vers la mort. Les poèmes de Müller correspondent parfaitement à l’état d’esprit du compositeur à ce moment-là : fatigué, découragé, il se reconnaît dans le narrateur dès qu’il découvre les poèmes.
L’œuvre est divisée en deux cahiers de 12 lieder. Schubert les a écrits à quelques mois d’intervalle, en 1827, à la fin de sa vie. La plupart des lieder sont en mineur, ce qui renforce le climat sombre et tragique du cycle. Par sa densité et son dramatisme, l’œuvre dépasse tout ce que Franz Schubert a produit dans le genre. Il a alors trente-et-un ans. C’est l’un des sommets du lied romantique, et beaucoup le considèrent comme l’une des œuvres les plus bouleversantes de Schubert.
Concert Schubert Voyage d’Hiver – RÉCITAL VOIX ET PIANO
FRANCK LUNION- IRINA KATAEVA
Schubert – Winterreise (Voyage d’hiver)
Musique de chambre - Autour de la nature
· Schubert – Le Pâtre sur le Rocher · Denisov – Sonate pour clarinette solo · Goubaidulina – Préludes pour violoncelle solo · Schubert (arr. Cavanna) – Mélodies pour soprano & ensemble
Sabine Revault d’Allone, Alexander Zhehalov et Irina Kataeva interprèteront un des lieder les plus célèbres de Franz Schubert : « Le Pâtre sur le rocher » écrit pour soprano, clarinette et piano. Suivra ensuite la sonate pour clarinette solo de Denisov, puis les préludes pour violoncelle solo de Sofia Goubaidulina et enfin les mélodies pour soprano & ensemble de Schubert présentées dans un arrangement de Bernard Cavanna, avec Antony Millet, Christophe Roy, et Sophia Redko
« Le Pâtre sur le rocher » est l’un des lieder les plus célèbres de Franz Schubert, écrit pour soprano, clarinette et piano. Schubert compose cette vaste page sombre et profondément romantique à Vienne, durant l’automne 1828, alors qu’il est gravement atteint par la maladie. Âgé de seulement trente-et-un ans, il répond ainsi à une demande de son amie la cantatrice Anna Milder-Hauptmann, qui souhaitait un grand air lui permettant d’exprimer toute la richesse des sentiments romantiques. Le lied sera publié à titre posthume, un an et demi après la disparition prématurée du compositeur, et créé par Anna Milder en 1830.
Les lieder qui suivront seront présentés dans un arrangement de Bernard Cavanna, qui a choisi une formation associant violon, violoncelle et accordéon afin de restituer la délicate intimité de l’univers schubertien. Instrument encore récent à l’époque, l’accordéon fait ses premières apparitions dans la musique savante au début du XXe siècle ; son brevet fut d’ailleurs déposé à Vienne quelques mois seulement après la mort de Schubert.
Ce programme sera également enrichi par les Préludes pour violoncelle seul de Sofia Goubaïdoulina ainsi que par la célèbre Sonate pour clarinette seule d’Edison Denisov.
Avec Alfred Schnittke, Edison Denisov et Sofia Goubaïdoulina forment l’un des grands triptyques de compositeurs russes ayant incarné la modernité musicale soviétique de l’après-guerre.
Concert Schubert et Gubaidulina Oeuvres Majeures
SABINE REVAULT D’ ALLONE – OLEKSANDR ZHEHALOV – PASCAL CONTET
CHRISTOPHE ROY – SOPHIA REDKO – IRINA KATAEVA
Schubert – Le Pâtre sur le Rocher
Denisov – Sonate pour clarinette solo
Goubaidulina – Préludes pour violoncelle solo
Schubert (arr. Cavanna) – Mélodies pour soprano & ensemble
RÉCITAL PIERRE-LAURENT AIMARD
Schubert – Goubaidoulina
Le pianiste de renommé international Pierre-Laurent Aimard viendra clôturer le festival « Musique et contemplation » avec un récital mêlant les œuvres de Sofia Goubaidulina et de Franz Schubert.
Pour clore le festival « Musique et contemplation », Pierre-Laurent Aimard interprétera des œuvres de Sofia Goubaidulina et de Franz Schubert. Pianiste d’exception, il a côtoyé les plus grands compositeurs de notre époque, notamment Olivier Messiaen, dont il demeure l’un des interprètes les plus recherchés, ainsi que György Kurtág, Pierre Boulez ou encore György Ligeti.
Récompensé en 2017 par le prix Ernst von Siemens (souvent considéré comme le « prix Nobel de la musique ») il est également titulaire de l’Ordre du Mérite et figure parmi les rares musiciens français distingués à la fois par un Grammy Award et les Victoires de la musique classique. Pierre-Laurent Aimard continue toutefois de se produire dans des salles à dimension intimiste, de moins de 500 places.
En février 2026, il a présenté à Paris des œuvres inédites de György Kurtág à l’occasion du centenaire du compositeur. Son dernier enregistrement, paru chez Pentatone, associe le cycle Musical Toys de Goubaidulina aux Ländler de Schubert, illustrant la richesse de ses affinités musicales.
Reconnu des mélomanes comme une référence incontournable de la musique contemporaine, Pierre-Laurent Aimard s’impose également comme un interprète majeur du répertoire pour piano à travers les siècles, célébré sur les plus grandes scènes internationales.
RÉCITAL PIERRE-LAURENT AIMARD
Schubert – Goubaidulina